
Nous étions partis ce matin-là de Salvador avec la perspective d’une après-midi et d’une nuit à Ilhéus, station touristique et balnéaire surnommée la princesse du sud… La ville d’Ilhéus est surtout mondialement célèbre pour avoir servi de cadre aux romans de Jorge Amado comme Gabriela, Cravo e Canela.
Quand nous sortons de Salvador, ce sont les favellas qui remplacent les immeubles modernes.

Puis les vendeurs de fruits ou d’artisanat occupent les bords de route aux alentours des lombadas dans les villages.


Les « lombadas » sont ces ralentisseurs omniprésents au Brésil, placés à proximité des carrefours, des postes de contrôle, des carrefours, des écoles, des passages cloutés, de … rien, quelquefois. Je n’ai pas compté ceux que nous avons passés lors de notre voyage, mais le nombre aurait sans doute atteint plus de 1000. Je soupçonne l’industrie des amortisseurs et le syndicat des petits vendeurs de fruit de sponsoriser la création des lombadas. On en trouve autant sur les routes que sur les pistes ou les voies pavées, et même sur les autoroutes quand elles traversent les grandes villes !!!
- Lire un excellent article sur le sujet dans le blog « Le Brésil en vrai » : « Comment conduit-on au Brésil«
Les lombadas sont signalées, mais pas toujours ! Quand nous en passons une avec le 4×4 Pajero bien chargé de 5 personnes et de tous les bagages, les fesses et le dos des passagers accuse le coup. Je n’ose pas penser à l’état des amortisseurs au bout de 80000km au Brésil, même avec un véhicule solide comme celui-ci. Claude doit s’inquiéter lui aussi, mais il fait confiance à son puissant 4×4.


Nous passons par Ilhéus mais la ville ne nous attire pas, le temps est maussade, à la limite de la pluie.
Nous décidons d’avancer sur la route et de dormir à Eunapolis, une ville industrielle où s’est implanté, par exemple, Arcelor Mittal.

Demain, cap au sud vers Conceiçao da Barra